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Les L'Heureux

L’histoire de Simon Lereau, Levreau ou L’Hérault, ancêtre de la famille L’Heureux, s’écrit en parallèle avec celle de sa femme, Suzanne Jarousseau et celle de sa belle-mère, Jacquette Touraud ou Thoureault. Pour Simon, elle débute vers 1626, dans la paroisse de Saint-Côsme-de-Vair, au Perche, lorsqu’il naît du mariage de René et de Marguerite Guillin ou Guillemin.

Le généalogiste René L’Heureux, qui a tracé le portrait de l’ancêtre et celui de sa femme, le fait venir au Canada vers 1652, inspiré par les tournées de recrutement opérées par le colonisateur Robert Giffard, dans son Perche natal. Simon Lereau ne traverse pas seul; avec lui, on trouve sa soeur, Marie, femme de Gervais Bisson, et leurs trois enfants. Du côté des Bisson qui abandonnent pour toujours le Perche, se trouvent également Florent, sa femme, Jeanne-Yvon et leurs deux enfants.

Pour Suzanne, la perspective d’aller vivre en Nouvelle-France se fait jour vers 1652 également. Suzanne Jarousseau, née en 1641 ou en 1645, est la fille de Pierre et de Jacquette Touraud. Cette dernière décide de quitter la région de Péri en Aunis, et de recommencer une nouvelle existence, peu après le décès de son mari. Veuve, elle emmène avec elle son unique fille, venir rejoindre, au Canada, sa soeur Françoise qui est la femme du pionnier Jacques Archanbault, lequel, vers cette époque, laissa balancer son coeur entre le Cap-Rouge, Québec et Montréal.

Jacquette Touraud et sa fille logent, semble-t’il, chez Jacquette Arehambault et Paul Chalifou, à Québec. Selon le généalogiste René L’Heureux, la similitude des prénoms des deux femmes serait l’indice que la nouvelle arrivée était la marraine de sa nièce. Jacquette Touraud n’est pas une veuve banale. Au contraire, on lui prète tout le charme de la trentaine et... on le lui dit. Une année à peine après s’être installée dans la région de Québec, au mois de juin, elle épouse Jacques Prévireau. Malheureusement, le mari meurt peu après. Deux fois veuve, Jacquette Touraud se remarie au mois d’août 1654, avec le maître maçon Maurice Arrivé, habitant de Sillery. Cet homme sera le « père en loi » de la jeune Suzanne Jarousseau.

Pendant que les années s’écoulent pour Jacquette et Suzanne, elles passent aussi pour Simon Lereau. Était-il, comme tant d’autres, un humble engagé ? C’est probable et, en 1655, libre après un engagement de trente-six mois, il peut songer à vivre pour lui-même. Il connaît Maurice Arrivé, sa femme et leur fille puisque, vers la fin de 1654 ou au début de 1655, il défriche pour son compte une terre voisine de la leur, sur l’Île d’Orléans.

Au mois d’octobre 1655, la maison de Maurice Arrivé est achevée et l’on peut songer à y célébrer les noces de Suzanne qui est alors âgée de 10 à 14 ans... Elle est promise à Simon Lereau le 31 octobre, dans un contrat signé dans la maison des Arrivé, à L’Ile d’Orléans.

C’est dans cette maison, petite mais solide, que Simon et Suzanne allaient vivre après leur mariage béni le 27 novembre 1655, à la chapelle de l’île. Le 2 avril 1656, les deux voisins obtiennent la concession officielle des terres qu’ils ont défrichées et cultivées. À lumière de l’acte de concession, on observe que l’ancêtre de la famille L’Heureux s’est vu octroyer une terre de quatre arpents » de front sur le grand fleuve Saint-Laurent », ce qui est le double des superficies généralement concédées. Ce patrimoine sera augmenté par l’achat, en 1666, d’une partie de la terre que lui vend Maurice Arrivé.

Quatre ans plus tard décède, à Sainte-Famille, Jacquette Touraud. Suzanne, sa fille, a droit, en vertu d’une donation mutuelle intervenue entre sa mère et son beau-père, à la moitié des biens de la communauté. C’est Simon Lereau qui réclame l’application de cette donation en exigeant qu’un inventaire soit fait. Dès le lendemain le 26 juillet 1670, le notaire Paul Vachon, les témoins et les principaux intéressés se plient à cette réclamation. Comme le veut la coutu les biens sont évalués puis partagés en deux lots d’égale valeur et c’est par le tirage au sort qu’ils sont attribués.

D’après René L‘Heureux, le couple Lereau, « après quinze ans de ménage (...)possède plus de biens-fonds que n’importe quel autre colon de l’île. Ils ont plus de 50 arpents de terre en labour ». Mais l’aisance n’apporte pas l’essentiel et, pour un habitant, la santé est ce qu’il y a de plus précieux. Au mois d’octobre 1670, elle abandonne Simon qui, de son lit d’hôpital, à l’Hôtel-Dieu de Québec, participe à l’élaboration du contrat de mariage de sa fille Marie. Dix jours plus tard, le 12 novembre, l’ancêtre mourait. II laissait des biens considérables, dont une maison dans la basse ville de Québec, mais surtout une veuve et cinq enfants.

Suzanne Jarousseau que l’on appelle aussi Jaroussel, a donné sept enfants à l’ancêtre. Marie, qui avait treize ans lorsque son père consentit à son mariage, épousa l’arquebusier Jean Guy, le 7 janvier 1671, devenant l’ancêtre de l’une des familles Guy. Pierre L’Heureux épousa Marguerite Badeau. Deux filles, prénommées Catherine, nées, l’une en 1663 et l’autre en 1664, sont décédées enfants. Anne, par son mariage avec François Freschet, devenait l’ancêtre du poète Louis Fréchette. Sixte L’Heureux épousa Reine DeBlois et Marie-Madeleine s’allia une première fois à Jean Laroche, puis au panis Louis Leduc.

Suzanne Jarousseau a entre 27 et 31 ans lorsqu’elle se remarie avec Robert Coustard, le 9 février 1671. II n’y avait pas trois mois que Simon était décédé mais, en ce pays, les deuils interminables étaient un luxe que les veuves avec enfants ne pouvaient pas s’offrir. Toujours dans la paroisse Sainte-Famille de l’Île d’Orléans, Suzanne Jarousseau donna naissance à cinq autres enfants nés entre 1672 et 1687.

Nos racines vol. 42

 Lettre L

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