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Philippe et George-E. Amyot

Philippe Amyot, ancêtre des familles Amyot du Canada, appartenait à une famille très ancienne et très honorable de France. Probablement originaire de la région de Soissons, il avait épousé en 1627 à Estrées, Anne Convent, fille de Guillaume Convent et d'Antoinette de Longval. Philippe Amyot passa au Canada avec sa femme et ses enfants, Jean et Mathieu, qui ont laissé tous deux une nombreuses descendance. Le 26 août 1636, il faisait baptiser un autre garçon, Charles, né à Québec.

Trois ans après, Philippe Amyot mourut. Il n'avait passé que quatre ans en Nouvelle-France, mais cela lui avait suffi pour implanter solidement sur la terre canadienne grâce à ses deux fils Mathieu et Charles, un nom qui est porté aujourd'hui par des milliers de ses descendants.

Mathieu Amyot était un homme décidé et entreprenant. Tour à tour, il se fit octroyer des concessions aux Trois-Rivières, à Sillery, puis dans la région de Québec. C'est même de cette dernière concession qu'il tira son surnom de "Villeneuve", car cette terre était située "au-dessus de la pointe vulgairement appelée pointe Villeneuve". A ce régime, Mathieu devint bientôt l'un des principaux habitants de la colonie.

L'intendant Talon fit donc pour lui une demande d'anoblissement. Les lettres de noblesse furent octroyées par Louis XIV en 1668, mais malheureusement Mathieu Amyot oublia de les faire enregistrer au Conseil Souverain de la Nouvelle-France, si bien qu'elles n'eurent aucune valeur. Bien qu'anobli, Mathieu Amyot ne fut donc jamais réellement noble. Il mourut le 18 décembre 1688. Son frère Charles, de dix ans plus jeune, commença à voyager à l'âge de 14 ans avec les missionnaires.

Bien que marchand résidant dans la Basse-Ville de Québec, il reçut lui aussi plusieurs concessions de terres. L'importance qu'il prit dans la vie québécoise le classa bientôt parmi les notables de la ville. Malheureusement, Charles Amyot fut enlevé trop jeune. Il mourut en effet le 10 décembre 1669, soit neuf ans seulement après son mariage.

A la huitième génération, l'Honorable Georges-Elie Amyot (1856-1930), membre du Conseil-Législatif, fit la preuve de sa descendance noble aux Commissaires du Collège des Armes du Canada en octobre 1912, et fut admis à la corporation de la Noblesse, avec le blason suivant qu'il tient de ses ancêtres: "D'azur, à la bande d'argent chargée de cinq mouchetures d'hermine".

Source: Dictionnaire National des Canadiens Français, Institut Drouin          

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