Généalogistes Associés

Les calendriers

Selon FQSG, Cybergénéalogie 29 octobre 2012, Vol. 1 # 16

Le saviez-vous ?

Application du calendrier grégorien au Canada : Québec : grégorien depuis sa fondation.
Nouvelle-Écosse : grégorien de 1605 au 13 octobre 1710, ensuite julien du 2 octobre 1710 au 2 septembre 1752, puis finalement grégorien depuis le 14 septembre 1752.

Les autres provinces n'ont utilisé que le calendrier grégorien.


Calendriers

Le calendrier utilisé aujourd’hui, presque partout à travers le monde, s’appelle le calendrier grégorien, du nom du pape Grégoire XIII qui l’introduisit en octobre 1582.

Le calendrier grégorien a remplacé le calendrier julien, mis en application par l’empereur Jules César en -45 (pour améliorer le calendrier mis en place par Numa Pompilius presque 6 siècles plus tôt).

Numa Pompilius vers -700, réforme le calendrier de Romulus et adopte le calendrier que l’on nomme aujourd’hui pré-julien. Il ajoute 50 jours à l’année de Romulus, crée les mois de Januarus et Februarus, et redistribue les jours afin que les mois ne comptent qu’un nombre impair de jours (29 ou 31), car les nombres pairs furent longtemps tenus pour néfastes (les nombres pairs étant considérés comme féminins). Seul Februarus (28) a hérité d’un nombre pair de jours, mais ce mois était consacré aux morts.

Longueur des mois de l’année du calendrier pré-julien débutant en mars :

Martius 31,   Junius 29,      September 29,     December 29,
Aprilus 29,    Quintilis 31,   October 31,        Januarus 29,
Maius 31,     Sextilis 29,     November 29,      Februarus 28.


Calendrier julien

Jules César (-100 à -44) mit fin au désordre en -45, sur les conseils de l’astrologue Sosigène d’Alexandrie. Après une année de confusion de 455 jours (15 mois !), le début de l’année fut confirmé le 1er janvier (jour de l’entrée en fonction des consuls). L’année eut désormais 365 jours, avec un 366e tous les 4 ans. Ce calendrier prit le nom de julien, et Jules César fut honoré une deuxième fois lorsqu’on donna son nom au mois Quintilis, qui devint Julius (juillet).

Longueur des mois de l’année du calendrier julien débutant en janvier :

Januarus 31,                   Maius 31,        September 31,
Februarus 29 ou 30,       Junius 30,        October 30,
Martius 31,                    Quintilis 31,     November 31,
Aprilis 30,                      Sextilis 30,      December 30.

La réforme fut mal comprise et il y eut une année bissextile sur trois. Auguste (-63 à 14) prit la mesure de l’erreur et suspendit les années bissextiles pendant 12 ans pour remettre le calendrier en accord avec le Soleil. En son honneur, on donna son nom au mois Sextilis, qui devint Augustus (août). Comme il ne fallait pas que l’un de ces grands hommes soit plus honoré que l’autre en raison de la longueur du mois qui lui était attribué, on aligna la durée de ces deux mois à 31 jours. On modifia alors la durée des autres mois afin d’éviter qu’il y ait trois mois consécutifs de 31 jours.

Au terme de la réforme d’Auguste, le calendrier avait pratiquement la forme que nous lui connaissons. À l’exception de la semaine qui n’avait pas encore été adoptée.

Januarus 31,                   Maius 31,         September 30,
Februarus 28 ou 29,       Junius 30,         October 31,
Martius 31,                    Julius 31,          November 30,
Aprilis 30,                     Augustus 31,     December 31.

Aussi bonne soit-elle, l’année julienne de 365,25 jours n’est qu’une approximation (en effet l’année tropique est de 365,2422 entraînant une perte de 11min. 12sec. annuellement. Par conséquent, le 25 mars tenu pour le jour de l’équinoxe de printemps dans le calendrier julien, arriva de plus en plus tard après cet équinoxe. Il en alla de même de l’équinoxe d’automne et des solstices. On a pris conscience de l’effet avant la cause : c’est parce que la chrétienté (surtout en Europe) s’est aperçue que l’équinoxe de printemps dérivait vers les mois d’été que les gens se sont posé des questions sur la concordance de leur calendrier, prétendument, solaire avec le Soleil. En effet, dès 325, lors du concile de Nicée la date de Pâques fut fixée à l’équinoxe de printemps le 21 mars, avec 4 jours d’avance sur la date que Sosigène d’Alexandrie avait cru fixer lors de la réforme julienne. Ayant ainsi trouvé un fautif, les Pères de l’Église pensèrent qu’à l’avenir, l’équinoxe de printemps aurait toujours lieu un 21 mars.

Les autorités religieuses étaient surtout soucieuses de la dérive de la date de Pâques, date fixée à partir de l’équinoxe de printemps. On proposa une modification au concile de Constance, en 1414, puis au concile de Trente (1545-1553), mais c’est Grégoire XIII, élu pape en 1572, qui imposa finalement un nouveau calendrier, nommé grégorien en son honneur. En 1582, une bulle pontificale décréta la réforme du calendrier julien vieux de 1 600 ans et dont l’erreur atteignait alors 10 jours. L’essentiel des calculs avait été accompli par une commission de savants.

Afin de rattraper l’avance que le calendrier julien avait prise sur le Soleil depuis le concile de Nicée et de ramener l’équinoxe de printemps au 21 mars, on préconisa la suppression de 10 jours du calendrier, soit d’un seul coup, soit sur une période de 40 ans, à partir de 1584, en éliminant les années bissextiles. L’on opta pour la première solution : ainsi le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 fut le vendredi 15 octobre 1582, pour l’Italie, l’Espagne et le Portugal. La France d’Henri III l’appliqua en décembre 1582.


Adoption du calendrier grégorien

Les modifications apportées par la réforme furent loin d’être appliquées immédiatement par tous les pays catholiques. Plus la réforme se fit tard, plus le nombre de jours à supprimer augmenta.

En Angleterre, le lendemain du mercredi 2 septembre 1752 fut le jeudi 14 septembre 1752 (le retard du calendrier julien était passé à 11 jours).
Le Japon en 1873,
La Chine en 1912,
L’URSS en 1918,
La Turquie en 1924.


Fête de Pâques :
Premier dimanche après la pleine lune suivant l’équinoxe de printemps du 21 mars. Pâques ne peut pas être avant le 22 mars et après le 25 avril.

Source : LEFORT, Jean. La saga des calendriers ou le frisson millénariste. Paris. Bibliothèque pour la science. 1999. 191 p.

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