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Garakontié, le Soleil qui marche.

Le grand capitaine des Onondagas avait nom « le soleil qui marche » et c'est aux gens des tribus iroquoises qu'il le devait. Pour les Français, ce capitaine justifie le sens de son nom en devenant le premier de sa race à vouloir faire la paix avec eux. Garakontié est, à compter de 1654, l'allié le plus formidable qu'ils aient jamais connu.

C'est par le biais du trafic des fourrures qui provoqua le conflit opposant les Iroquois et les Hurons que nous est présenté le portrait de Garakontié. En 1658, Agochiendagueté, (chef des Cinq-Nations iroquoises) réuni en conseil, décide que les Français et les missionnaires vivant dans leurs villages doivent mourir. Au nombre de 53, ces Français réussissent à s'enfuir après avoir été prévenus du sort qui les attend.

La tradition attribue ce geste à Garakontié qui avait d'abord obtenu que l'exécution du projet soit différée, prétextant « qu'il ne fallait pas se précipiter; qu'on nous égorgerait bien quand on voudrait; que nous ne pouvions pas échapper; qu'il fallait attendre le retour de la jeunesse qui était allée en guerre pour faire le coup avec plus d'assurance et avec moins de danger et de perte » .

Selon l'anthropologue Norman Clermont, « à partir de cette date, les Cinq-Nations semblèrent divisées sur leurs projets. À côté des protagonistes de la guerre d'extermination, il y avait des protagonistes de la paix tactique, qui étaient plus conscients de la menace constitué par les Français » .

Au fil des années, Garakontié se taille une place importante à la tête des pacifistes. En 1659, on voit le capitaine des Onontagués menant une ambassade de paix à Montréal. On échange huit otages Goyogouins contre quatre prisonniers français. On propose la libération de nouveaux otages français si un missionnaire veut bien accompagner Garakontié et sa troupe. Le père Simon LeMoyne prend ainsi la route du pays des Onontagués.

Le résultat de cette négociation : la libération de neuf Français et l'espoir pour une dizaine d'autres qui ne recouvrent leur liberté qu'en 1662. Pendant des années, le capitaine amérindien s'attache à faire libérer d'autres prisonniers français, tous gestes qu'il saura faire valoir lors d'éventuels pourparlers de paix.

En 1667, après que les Français eurent dévasté un village agnier, Garakontié, convaincu de la puissance française, vient visiter le gouverneur Rémi de Courcelles: réclamer quelques missionnaires et rappeler qu'il avait racheté plus de vingt-six Français « des mains de ceux qui les auraient brûlés, si je ne les eusse retirés. »

Tout en encourageant l'action des jésuites, ce qui ne manque pas de plaire aux Français. Garakontié n'éprouve pas encore le besoin d'être baptisé. En 1670, il réclame ce sacrement, affirmant « qu'il y avait déjà trois mois entiers qu'il soupirait après cette grâce ». Cette « grâce arrivait à point pour maintenir la paix qu'il avait si péniblement entretenue depuis 1654-1655 et qu'à titre de chef chez les Cinq-Nations, il voulait conserver.

Selon Norman Clermont, la foi n'était peut-être pas l'unique moteur de cette conversion « Son baptême représentait donc une protection importante pour tous les Iroquois et ce n'était pas par hasard qu'on observa cette « conversion » et son « ardeur qu'il ressentait pour le baptême » qu'il souhaitait avec « passion. »

Pour Garakontié, ce passage du côté des catholiques représente plus qu'une simple fantaisie et plus qu'un simple calcul politique. Divers témoignages assurent qu'il ne se conduit plus, après 1670, qu'en véritable chrétien. Son éloquence et son influence sont considérables.

Aussi, même lorsque les Iroquois le contestent à cause de ses alliances avec les Français, « il se soutient toujours par la force de son esprit et conserve son rang et sa réputation qui est telle que, quand on parle de lui, on se contente de dire l'Ancien ou le Considérable sans le nommer aucunement. »

En 1671, le vieux chef est malade. « Tout le bourg, écrit un jésuite, était dans la consternation, et ceux même qui avaient mal parlé de lui étaient les premiers à témoigner la grande perte que le pays allait faire en la personne de ce capitaine. »

Revenu à la santé pour cinq ans encore, Garakontié poursuit sa mission pacifiste et, se sentant mourir, il donne un festin au cours duquel il recommande aux siens de « vivre toujours en bonne intelligence » avec les Français.

Source : Nos Racines p. 154

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