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Justice aux Iroquois

En 1669, un Iroquois étant allé à la chasse, emprunte la rivière Outaouais et se dirige vers Ville-Marie. Son canot est chargé de belles peaux d'élans. Heureux de revenir troquer un pareil butin, il s'arrête à la Pointe-Claire du lac Saint-Louis pour s'y reposer.

Il y rencontre cinq soldats du régiment de Carignan qu'un officier avait laissé partir, sachant qu'ils iraient courir les bois avec les Iroquois. Pour rendre leur chasse plus facile, les soldats se sont munis d'eau-de-vie. Ils en offrent donc au chasseur qui la refuse d'abord... II connaît les ravages de l'eau-de-feu, mais il sait également que les coureurs des bois ne donnent jamais rien pour rien.

«Voyant néanmoins qu'on voulait lui donner à boire gratuitement et sans intérêt, il accepta l'offre qu'on lui faisait; cela l'engagea à boire davantage, et à force de l'exciter, il en but tant qu'il se saoûla mort-ivre. »

Car c'est ainsi, selon Nicolas Perrot, que ces soldats chassaient! Rendu inconscient, l'Iroquois n'oppose pas la moindre résistance lorsque ses « amis » entreprennent de lui attacher une pierre autour du cou et de le noyer dans le lac Saint-Louis. D'autres compagnons de l'Amérindien, surpris de ne pas le rencontrer à leur arrivée à Montréal, conclurent qu'il avait dû se noyer accidentellement.

Un peu plus tard, le corps remonte à la surface de l'eau et d'autres voyageurs reconnaissent leur compatriote et se convainquent que seuls des Français ont pu perpétrer le crime. Ils enregistrent une plainte et font des recherches qui restent vaines. Plus tard encore, des Iroquois entrent dans un magasin de fourrures, à Montréal et, examinant les peaux qui s'y trouvent, reconnaissent la marque de leur frère.

«Ils la saisirent pour la porter sur-le-champ au commandant de la ville. On fit venir le Français qui fut questionné pour savoir de qui il avait eu cette peau. II nomma la personne qui la lui avait donnée. On la fit appeler; elle nomma aussi celle dont elle l'avait reçue, et on reconnut par ce moyen qu'elle était venue en premier lieu de la maison où demeurait l'officer. »

Au retour de leur expédition meurtrière, les soldats avaient apporté les fourrures à leur officier qui en avait utilisé une pour rembourser quelqu'un. On retrouva chez lui le reste des peaux marquées par l'Iroquois assassiné. Les soldats étant retournés dans les bois, il fallut attendre leur retour pour les arrêter. « Ils avouèrent dans les premières interrogations le crime dont on les accusait et furent condamnés tous les cinq à être passés par les armes, en la présence des Iroquois.»

On les fit conduire et attacher tous les cinq chacun à un poteau. Les Iroquois s'étonnèrent de l'ample justice qu'on leur rendait, et demandèrent grâce pour quatre, parce que n'ayant perdu qu'un homme, il n'était pas juste, disaient-ils, d'en défaire cinq, mais un seulement. On leur fit comprendre que les cinq étaient également criminels, et méritaient sans exception la mort. Les Iroquois, poursuit Nicolas Perrot, qui ne s'attendaient pas à une satisfaction si étendue, redoublèrent leurs instances pour obtenir la grâce de quatre, et firent pour ce sujet des présents de colliers de porcelaine(...) »

Les Français, voulant réparer ce crime en vitesse car ils craignaient que le meurtre ne provoque la guerre, exécutèrent les cinq soldats le 6 juillet 1669.

Source : Nos Racines p. 168

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