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Titre de noblesse

Mathieu Amyot-Villeneuve rate son titre et sa particule.

Les descendants de Mathieu Amyot-Villeneuve sont passés à un doigt ou, si l’on préfère, à quelques jours d’une noblesse que des questions administratives ont rendue impossible.

Mathieu Amyot dit Villeneuve est venu en Nouvelle-France avec son père, Philippe et sa mère, Anne Convent, vers 1636.

Domestique laïque des jésuites, le Beauceron épouse Marie Miville au mois d’octobre 1650. Les années en feront un défricheur important et estimé. Sa famille grossira avec une constance digne des familles du XVIIe siècle, car Marie Miville mettra au monde quinze enfants.

En 1667, Mathieu Amyot dit Villeneuve est au nombre des hommes que Jean Talon juge dignes des titres de noblesse qu’il veut faire octroyer à des Canadiens.

«La noblesse du Canada, écrit-il, n’est composée que de quatre anciens nobles et de quatre autres que le roi a honorés de ses lettres l’année dernière. Outre ce nombre, il peut y avoir encore quelques nobles entre les officiers établis dans le pays. Comme ce petit corps est trop peu considérable pour bien soutenir, ainsi qu’il est naturellement obligé, l’autorité du roi et ses intérêts en toutes choses, mon sentiment serait de l’augmenter de huit autres personnes plus méritantes (...).

S’il veut bien faire gratifier de lettres de noblesse les sieurs Godefroy, Denys, LeMoyne et Amyot, quatre habitants de ce pays des plus considérables et pour leur naissance et pour leur zèle au service de Sa Majesté, cette distinction devant faire un bon effet même par l’émulation qu’elle fera naître dans les familles. »

Une deuxième fois, rappelle l’historien Pierre-Georges Roy, Jean Talon réitère sa demande. Enfin, en 1668, le roi consent à se doter du support que pourraient être les Canadiens nobles en accordant des lettres de noblesse à Jean-Baptiste Godefroy de Linctôt, à Simon Denys, à Pierre Boucher, à Charles LeMoyne et à Mathieu Amyot dit Villeneuve.

«Les récipiendaires, écrit Pierre-Georges Roy, ignoraient s’ils devaient les faire enregistrer au Conseil souverain de Québec ou au Parlement de Paris. Talon lui-même ne put les renseigner sur ce point. (…) L’année suivante, en 1669, avant que Talon eût l’occasion d’informer les intéressés que leurs lettres de noblesse devaient être enregistrées au Conseil souverain, Louis XIV abolit les titres de noblesse non encore enregistrés. »

Ceux qui avaient perdu leurs titres dans l’aventure administrative les ont récupérés plus tard, pendant que l’ancêtre des Villeneuve négligeait de le faire, conscient, sans doute, que les privilèges nobiliaires n’auraient toujours qu’une valeur symbolique.

Source : Nos Racines p. 267

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