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Judith Rigaud, une fille à marier, entre au service de Marguerite LeGardeur, épouse de Jacques LeNeuf de la Poterie, vers 1652. Elle est originaire de Saint-Jean d’Angely, en Charente-Maritime.

Séjournant à Trois-Rivières, elle succombe au charme, sans doute exceptionnel, de François Lemaistre-Lamorille dit le Picard âgé de 23 ans, qui, à la qualité de beau parleur, joint celle de grand buveur!

Lemaistre épouse sa belle le 6 mai 1654, pour le meilleur et pour le pire. Sept enfants naissent sous le ciel clément de Trois-Rivières pendant que Lemaistre accumule les dettes et ruine sa santé. En 1665, Judith Rigaud doit se rendre en France, sans doute pour y régler quelques problématiques affaires de succession. Il est probable qu’au moment de son départ, Judith ignore qu’elle est «dans un état intéressant». Quoi qu’il en soit, Charles, dernier enfant du couple, voit le jour à Saint-Jean-de-la-Rochelle où il est baptisé, le 15 avril 1666.

Entre les langes et les affaires de son mari, Judith Rigaud s’engage personnellement à rembourser les dettes dont il était jusqu’àlors le seul responsable. Elle pose ce geste généreux, «croyant trouver vivant son mari» et des biens en qualité et quantité suffisantes pour assumer la dépense de quelques effets achetés à Amault Perré et destinés à être revendus ici. Le retour en bateau sera sans pitié pour les hardes et les marchandises achetées en France.

Autre déception : Judith apprend en descendant de bateau, à l’été de 1666, que Lemaistre n’est plus, ayant été inhumé le 14 janvier précédent. Mais Judith, qui se trouve maintenant à la tête d’une famille de huit enfants, a encore bien des charmes : le 26 janvier 1667, elle convole avec Jean Terrien de qui elle aura deux autres enfants. On ne sait pas quand meurt ce second époux, toutefois, Judith contracte une troisième union, le 6 octobre 1675, avec le chirurgien Jean de LaPlanche, premier médecin à résider à la Rivière-du-Loup (aujourd’hui Louiseville).

Ce mariage n’est pas des plus heureux. En 1677, Judith Rigaud a abondonné le domicile conjugal et émigré à Montréal où, sans contrat ni bénédiction, elle vit sous le même toit que Pierre Cavelier. Au XVIIe siècle, en Nouvelle-France, le concubinage est assez mal porté. C’est sans doute pourquoi le Conseil souverain n’hésite pas à faire arrêter Judith sous l’accusation d’avoir abandonné le domicile conjugal. Aux déboires sociaux s’ajoutent les déboires financiers que la femme connaît déjà bien.

Selon Robert-Lionel Séguin, «accusée publiquement d’être la concubine de Cavelier, Judith Rigaud parviendra à se réhabiliter en face de l’opinion publique et à terminer ses jours respectée de ses voinins et voisines».

Source : Nos racines p180

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