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Les Nadeau

Le père de la plus connue des familles Nadeau a vraisemblablement été, bien que l’histoire soit muette à son sujet, soldat ou milicien puisque ses contemporains avaient ajouté un nom de guerre à son patronyme. Cet ancêtre s’appelait Ozanie-Joseph Nadeau dit Lavigne. Nous savons grâce à Archange Godbout et à Léon Roy, que le Dictionnaire généalogique des familles canadiennes, publié par Cyprien Tanguay lui donne trop de fils, confondant ainsi les souches d’autres familles du même nom avec les enfants véritables du pionnier.

Fils de Macia Nadeau et de Jeanne Despiera, de Genouillac, en Angoumois, Ozanie-Joseph aurait vu le jour en 1637, année qui s’impose à la lecture des recensements de 1666 et de 1667 où il se donne 29 et 30 ans. Nadeau, dont on ne sait s’il avait des frères et sœurs, ni s’il a exercé en France un métier, n’avait pas appris à lire et à écrire et, conséquemment, il ne signe pas les actes où il est question de lui.

D’engagement pour la Nouvelle-France, aucune trace. Soldat du régiment de Carignan, comme certains l’ont soutenu ? Certainement pas puisque, le samedi 3 février 1663, Charles de Lauzon Charny lui concède trois arpents de terre a prendre sur le territoire de la paroisse Sainte-Famille, allant vraisemblablement jusqu’à la moitié de la profondeur de l’Ile. C’est au centre de l’Ile que le seigneur de la « coste et seigneurie de Lirec » prévoyait tracer la route principale. Ozanie-Joseph Nadeau, comme la plupart des aspirants-colons, avait sans doute été l’engagé de quelque colon, à moins d’avoir vécu, comme soldat, dans une famille et participé, comme les gens de la maison, aux travaux de la terre. La concession qu’il vient d’acquérir est située entre celle de Jean Moreau dit Lagrange et celle que Robert Laberge obtient le lendemain, 4 février.

Au cours des années qui suivent, Nadeau se manifeste peu, se contentant d’élever une maison et un bâtiment et de défricher la terre. En 1665, l’arrivée des filles du roi entraîne quelques colons vers Québec où ils vont choisir celle qu’ils épouseront. Le temps n’est pas aux amourettes et aux interminables fréquentations. Arrivées le 2 octobre précédent, les jeunes filles et jeunes femmes en savent quelque chose. Venues dans l’intention de se marier, elles y consentent sans trop savoir ce qui les attend. Le 23 octobre, Jean Moreau, le voisin d’Ozanie-Joseph, promettait d’épouser Anne Couture. Le 6 novembre suivant, Nadeau, qui avait choisi Marguerite Abraham, promettait de la prendre pour femme. L’acte de mariage est disparu, de sorte qu’il est impossible de connaître la date du mariage.

Marguerite Abraham est née vers 1645, du mariage de Guillaume Abraham et de Denise Fleury des Parisiens vivant autour du clocher de la paroisse Saint-Eustache. Pour toute dot, la jeune fille de vingt ans apporte des biens d’une valeur de cent livres tournois. Parmi les témoins à la signature du contrat, les personnages les plus importants de la colonie à cette époque et ceux qui ont fait le plus pour que les jeunes filles de France viennent prendre mari au Canada : Daniel Rémy de Courcelle, Alexandre Prouville de Tracy, Jean Talon et Marie-Barbe de Boullongne. Après le mariage, les Nadeau vont vivre sur leur terre de l’Ile d’Orléans où on les retrouve aux recensements de 1666 et de 1667. Lorsque le recenseur se présente à la maison du couple, en 1667, il y trouve un bébé âgé de 4 mois, Marie, baptisée le 1er mai précédent. Détail passé sous silence l’année précédente : sept arpents de terre on été mis en valeur par le colon.

Cependant, Ozanie-Joseph et Marguerite n’ont pas l’intention de se fixer sur cette terre puisque dès le 2 juin 1667, monseigneur de Laval leur offrait la possibilité d’aller s’établir à Saint-Laurent. Ce sont d’abord 3 arpents qui sont concédés à « Antoine » Nadeau (sic), entre les terres de Ozanie-Joseph Nadeau et de Pierre Mourier puis, le même jour, 4 arpents concédés à l’ancêtre. Qui est cet « Antoine Nadeau » une nouvelle fois nommé le 2 juin pour localiser les 4 arpents concédés à Ozanie-Joseph qui se trouve entre ceux « d’Antoine Nadeau » et les terres non concédées... Il est possible que les « deux » concessionnaires n’aient fait qu’un, à moins qu’un frère ou un parent de l’ancêtre ait voulu s’établir sur cet emplacement. Fait curieux, un transfert de propriété d’Ozanie-Joseph aux Religieuses de l’Hôtel-Dieu de Québec est enregistré à la date du 22 juillet 1671, veille de l’arpentage officiel des terres Nadeau par Jean Guyon. Le 23 juillet, 14 arpents de terre sont défrichés sur la terre concédée à l’ancêtre cinq ans plus tôt.

À compter du 18 octobre 1675, les Nadeau n’auront plus d’attaches à Sainte-Famille où leur bien entre dans le patrimoine d’Antoine Dionne. Quatre autres enfants naissent chez les Nadeau : Jean en 1669, Adrien en 1672, Denis en 1673 et Catherine en 1674. Au moment du décès d’Ozanie-Joseph, survenu le 10 février 1677 à l’âge de 40 ans, il ne restait plus que trois enfants : Catherine, Denis et Jean. Le 26 janvier 1678, devant le notaire Pierre Duquet, on retrouve Marguerite Abraham, promettant d’épouser Guillaume Chartier originaire de Sainte-Marie de Nantes. L’homme qui assurera la prospérité de la terre de Saint-Laurent, promet de traiter les enfants de sa femme comme les siens propres et de les entretenir aux dépens de la communauté jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge de 15 ans. Ce couple sera sans postérité mais, détail illustrant une certaine harmonie des relations entre les enfants et leur beau-père, on leur donne, au recensement de 1681, le nom de Chartier. En 1694, on assistait au partage de la terre entre les trois enfants. En 1710, le bien des Nadeau passait aux mains de familles Roy dont Catherine, par son mariage avec Jean LeRoy, est l’une des ancêtres. Denis et Jean Nadeau ont épousé Charlotte et Anne (Casse) Lacasse, Denis se remariant en 1724 avec Élisabeth LeRoy. Leur mère, Marguerite Abraham, est décédée après 1694.

Source : Nos Racines

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