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Bonjour à tous

Les Pelletier

La saison chaude, propice à la navigation, transporta plus d'un Pelletier sur les rives de la Nouvelle-France. De 1636 à 1757, il en est venu au moins douze. Antoine, François, Georges, Guillaume, Jean, Léonard, Louis, Mathurin, Nicolas, Pierre, René et Michel quittaient le Perche, la Beauce, l'Aunis, la Franche-Comté, le Poitou, l'Orléanais et la Normandie. A tous ces hommes est venue s'ajouter une femme, prénommée Marie. Originaire de Mortagne au Perche, elle devait mourir à l'Hotel-Dieu de Québec, âgée de 70 ans, le 30 juin 1707, après avoir été la femme de Mathurin Renault, à qui elle donna quatre enfants. Devenue veuve, elle se remaria en 1677 à Pierre Cannard. Une dernière union, contractée en 1703, en faisait la femme de Jean Joubert, premier de ce nom en Nouvelle-France.

Le premier Pelletier qu'il faut saluer se prénommait Nicolas. Originaire de la Beauce, il débarque à Québec avant 1636, prêt à affronter l'inconnu, entouré de quelques rares Français. Ce maître-charpentier est à peu près inconnu des générations actuelles, mais l'on sait que, marié en France à Jeanne Roussy, c'est en sa compagnie qu'il émigre ici, et que c'est ici, encore, que naissent leurs huit enfants.

L'un deux, François Pelletier, est réputé être le premier colon du Lac-Saint-Jean. En 1660, François hiverne à Tadoussac où il épouse Dorothée la Sauvagesse, une union bénie par le père Charles Albanel. Dorothée devait mourir à Québec, un an après son mariage. La descendance de ce pionnier a été assurée par de nombreux enfants au nombre desquels on remarque l'ancêtre des Pelletier de la région de Détroit aux Etats-Unis. On attribue à Nicolas Pelletier et à sa femme, une descendance considérable malheureusement éclipsée par la plus importante des souches de cette famille, celle qui a été formée par les descendants de Guillaume et de Jean.

Guillaume Pelletier dit Gobloteur, est originaire du Perche où il est né en 1598, fils d'Eloy et de Françoise Matte. Son enfance et son adolescence se déroulent à Brésolettes où il apprend de son père les métiers de marchand de bois et de charbonnier. Le milieu, les gens qui l'entourent, l'époque même, lui enseignent la débrouallardise et le font rêver d'aventure. Mais, d'aboird, il se marie dans l'église de la paroisse Saint-Aubin de Tourouvre, avec Michelle Mabille, de six ans son aînée.

D'après une recherche de madame Pierre Montagne et de Maurice Pelletier, les nouveaux mariés s'installent au lieu dit La Gazerie, à Tourouvre, où trois fils viennent au monde. Malheureusement, un seul survrivra car, lorsqu'ils quillttent la France, après avoir loué leur ferme pour une période de cinq ans, Jean, qui est âgé de 14 ans, les accompagne et il n'est pas fait mention de Claude ni de Guillaume. Antoine Pelletier, frère cadet de Guillaume, accompagne la petite famille.

Les deux frère mènent la vie des engagés. Où ? Pour qui ? Aucun témoignage ne permet de répondre à ces questions. Après trois ans de service, à l'automne de 1644, Gulllaume fait l'acquisition d'une terre, à Beauport, appartenant à Martin Grouvel, mais c'est Antoine qui s'occupe de son défrichement… jusqu'en 1647. Cette année-là, le jeune homme a rencontré, dans la personne de Françoise Morin, la femme de sa vie. Le mariage est célébré le 17 août de cette année mais il est brusquement rompu, le 3 octobre suivant, par la noyade du colon qui, pris dans le bouillonnement de la chute Montmorency, se laissa emporter par le courant et s'y noya.

Guillaume reprend alors la culture de sa terre limitée au sud par le fleuve et au nord par la rivière Montmorency. Entre autres, ses voisins sont François Hébert, Charles Cadieux et , plus loin encore, Noël Langlois. Les deux familles se sont liées d'amité. Antoine, en 1646, avait accepté d'être le parrain de Marie. La même année, Jean, fils de Guillaume, se fiançais avec Anne Langlois. Une aventure apparamment sans histoire. Mais, aux mois de juin et de juillet 1647, après la plublication des trois bans, on devait découvrir que la mariée, née le 2 septembre 1637, n'avait pas dix ans. L'amour des tourtereaux devait être tenace car, le 9 novembre 1649, leur mariage était enfin célébré à Québec.

Le couple s'établit dans la maison et sur la terre des Pelletier qui devint la propriété de Jean à la mort de son père, aux derniers jours de novembre 1657. Jean Pelletier, Anne Langlois et leurs enfants mênent, à Beauport, une vie paisible. A tous, ils donnent l'impression d'avoir pris racine à l'ombre de l'oeurvre de Robert Giffard. Il n'en est rien car, sitôt après l'inhumation de Michelle Mabille, le 21 janvier 1665, la famille s'en va s'établir à l'île d'Orléans où elle possède une concession depuis déjà deux ans. L'expérience n'est pas concluante car 1667 voit la famille revenir à Beauport dont une partie de la terre appartient maintenant à Guillaume Lizot qui, deux ans plus tard, épousera Anne Pelletier, 13 ans.

Jean Pelletier est un nomade. De Beauport, on le verra aller vivre à l'Ile-aux-Oies, à l'Île-aux-Grues et, enfin, à Saint-Roch-des-Aulnaies. Sa longue errance et celle de sa femme auront permis à leur sept enfants vivants, de s'établir autour de Québec. L'ancêtre qui avait été un donné des Jésuites, à son arrivée au pays, qui avait joui de l'estime de ses contemporains et qui avait été l'homme de confiance de la famille Juchereau est décédé à Saint-Anne-de-la-Pocatière à la fin du mois de février 1698. On l'inhuma, comme Anne l'anglois, six ans plus tard, à la Rivière-Ouelle. Leurs enfants, alliés aux Mignot, Lizot, Leclerc, Godbout, Saint-Laurent, Ouellet, Mignier, Gerbert et Guillet avaient, depuis longtemps, donné vie à une nouvelle génération et prolongé le territoire défriché et ouvert à la culture.

Source: Nos Racines No. 29

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