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Les Phaneuf

La petite histoire de la famille Phaneuf pourrait débuter par ces mots: " Il était une fois..."

L'aventure et l'humain s'y mêlent et donnent à ce patronyme une couleur unique. Elle débute par la naissance de Matthias en Angleterre, dans la petite ville de Farnworth, non loin de Manchester. Anglican, il est, comme d'autres, influencé par l'application sévère des préceptes religieux, ce qui le pousse à rejoindre le groupe des puritains.

On veut le voir à Bord du Mayflower, abordant la côte atlantique, au mois de décembre 1620, mais, compte tenu de son âge, ce n'est guère vraisemblable. Quoiqu'il en soit, Matthias Farnsworth vit en Amérique vers 1628. C'est à Lynn, dans le Massachusetts, qu'il s'établit d'abord puis, il va vivre, avec sa famille, à Groton, dans le Connecticut. D'abord tisserand, il se fait défricheur, gagnant sur la forêt, la terre qui lui permet de faire vivre les trois enfants nés d'un premier mariage et les sept autres nés de son union avec Mary Farr. Matthias meurt en 1689 suivi de son épouse en 1717.

Pour suivre la piste des Phaneuf, il faut s'attacher à Matthias, deuxième enfant du précédent. Matthias II naît à Lynn en 1649. Il est issu du premier mariage de son père avec une femme dont le nom demeure inconnu. En 1681, il épouse Sara Nutting qui lui donne au moins cinq enfants. Parmi ceux-ci, un troisième Matthias, né à Groton, le 6 août 1690. Vers 1700, la famille vit aux environs de Deerfield, au Massachusetts. C'est là qu'elle est surprise par l'un des nombreux raids canadiens dirigés contre les villages de la Nouvelle-Angleterre. C'est le 11 août qu'un adolescent est enlevé par les Amérindiens.

Cet adolescent est Matthias III, fils et petit-fils des Matthias Farnsworth. Il ne sait ni lire ni écrire. Il ne connaît pas davantage la langue française ou celle des membres de la tribu qui l'adoptent. On s'intéresse au sort de cet enfant. Les Français tentent, semble-t-il, de le racheter. Ce faisant, ils visent deux buts : le convertir et, si possible, l'intégrer à leur société.

Les prêtres du Séminaire de Saint-Sulpice, à Montréal, obtiennent la libération de Matthias à une date indéterminée. Le 10 janvier 1706, il est baptisé. Son parrain est Claude de Ramezay, gouverneur de Montréal, et sa marraine est Élisabeth Souart, femme de Charles Le Moyne de Longueuil. À son prénom, vient s'ajouter celui de son parrain. Le patronyme subit ses premières déformations : Farnsworth est maintenant Farneth. Au mois d'octobre de la même année, Mathieu-Claude Farnets demande ses lettres de naturalisation, en même temps que Jean Thomas Charpentier, anglais; Louis-Marie Strafton, armurier; Jean Laha, habitant; Paul Otés, cordonnier; Guillaume James, habitant; André Fray, habitant; Jean Uss, habitant; Jean Making, habitant; Guillaume Straylord, habitant; Jean Ohe, habitant; Thomas Hurt et d'autres.

Les documents tirés de l'oubli en 1912 par le frère Élie, professeur au collège Mont Saint-Louis ainsi que des recherches effectuées par des descendants de Matthias-Claude Farnets, font voir l'ancêtre obtenant, le 19 juillet 1711, une première concession de terre qui lui est offerte par sa famille d'adoption, les Messieurs du Séminaire et plus particulièrement par l'abbé François Vachon de Belmont. Un extrait du long texte confirme les droits du jeune homme de vingt et un ans pour procurer au nommé Claude-Matthias, Anglais de nation, demeurant actuellement au service de Messieurs de la Mission du Sault-au-Récollet, après avoir été racheté des mains des Sauvages qui l'avaient en esclave, un établissement avantageux en ce pays (...) supposé qu'il s'établisse en ce pays et y vivre chrétiennement.

Cette condition est essentielle, car la terre est donnée à un homme qui n'a pas encore reçu les lettres faisant de lui un Français. Il ne les obtiendra qu'au mois de mars 1714. Le 19 juillet 1711 encore, Jean Charpentier reçoit sa part de terre. Les deux hommes se partagent environ six arpents de terre ayant appartenus à Jacques Le Moyne de Saint-Hélène, le long de la rivière des Prairies, sur l'île de Montréal. Le 14 septembre l713, trois nouveaux arpents s'ajoutent aux autres puis, le 25 septembre suivant, Mathias signe le contrat de mariage le liant à Catherine, la fille de son voisin Jean Charpentier et de Françoise Hunault.

Déjà celui que l'on appelle Matthias Fanef possède une habitation, une belle terre et trois arpents et deux perches de front sur quarante arpents de profondeur (...) outre une vache de quatre ans qui lui demeurera propre. Catherine apporte une corbeille de noces importante, car ses parents, par récompense des travaux et services considérables qu'ils ont reçus de leur dite fille, lui donnent un demi-arpent de trois sur quarante de profondeur à coté joignant et le long de la cite habitation du futur époux. À ce cadeau somptueux, ils ajouteront, le jour des épousailles, deux taureaux de dix-huit mois, une vache de quatre ans, un cochon de dix-huit mois et deux brebis pour le tout entrer en ladite future communauté.

Le mariage est célébré le 2 octobre par Robert Gay, prêtre du Séminaire, à la paroisse Saint-Joseph de la Rivière-des-Prairies. C'est là que naissent les quatre filles et les huit garçons que Catherine donne à la nouvelle famille Phaneuf. Vers 1764, le couple s'installe à Saint-Antoine-sur-le-Richelieu, où Claude Matthias sera inhumé, le 8 août 1773, âgé de 83 ans faits. Le 30 juin 1777, est inhumée Catherine Charpentier, décédée d'hier, la nuit. Elle était âgée de 88 ans.

La famille Phaneuf s'est ensuite répandue le long du Richelieu. Quelques uns des descendants de l'ancêtre sont retournés vivre en Nouvelle-Angleterre où l'un d'eux, ignorant ses racines et le patronyme de Farnsworth qu'il pouvait revendiquer, s'intégra à la nation américaine sous le nom de Makenine !

Source: Nos Racines No. 22

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