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Morts Violentes - 6

de Léonard Bouchard, écrivain et historien.

David McLane, pendu pour trahison à Québec

David McLane était un Américain qui fut pendu à Québec en 1797. Trouvé coupable de trahison, il reçut la sentence suivante du juge Osgoode : "Vous, David McLane, soyez conduit au lieu d'où vous êtes venu, et de là vous serez traîné à la place d'exécution, où vous devez être pendu par le cou, mais non pas jusqu'à ce que mort s'ensuive; car vous devez être ouvert en vie et vos entrailles seront attachées et brûlées sous vos yeux; alors votre tête sera séparée de votre corps qui doit être divisé en quatre parties; et votre tête ainsi que vos membres seront à la disposition du roi. Que le Seigneur ait pitié de votre âme !

Philippe Aubert de Gaspé a été témoin de cette exécution. Voici la version qu'il en fait dans son ouvrage Les Anciens Canadiens : 360: "...J'ai vu conduire McLane sur la place d'exécution : il était assis le dos tourné au cheval sur une traîne dont les laisses grinçaient sur la terre et les cailloux. Une hache et un billot étaient sur le devant de la voiture. Il regardait les spectateurs d'un air calme et assuré mais sans forfanterie. C'était un homme d'une haute stature et d'une beauté remarquable. J'entendais les femmes du peuple s'écrier en déplorant son sort : "Ah si c'était comme du temps passé, ce bel homme ne mourrait pas ! il ne manquerait pas de filles qui consentiraient à l'épouser pour lui sauver la vie". Et plusieurs jours après le supplice, elles tenaient le même langage. Cette croyance alors répandue parmi le bas peuple, venait, je suppose, de ce que des prisonniers français condamnés au bûcher par les Sauvages, avaient dû la vie à des femmes indiennes qui les avaient épousés.

La sentence de MacLane ne fut pourtant pas exécutée dans son horreur. J'ai tout vu, de mes yeux vu : un grand écolier nommé Boubrault, me soulevait de temps à autre dans ses bras, afin que je ne perdisse rien de cette dégoûtante boucherie. Le vieux Dr Duvert était près de nous : il tire sa montre aussitôt que Ward, le bourreau, renversa l'échelle sur laquelle McLane, la corde au cou et attaché au haut de la potence, était étendu sur le dos; le corps lancé du côté par cette brusque action, frappa le poteau du nord de la potence, et demeura stationnaire, après quelques faibles oscillations.

Il est bien mort, dit le Dr Duvert, lorsque le bourreau coupe la corde à l'expiration de 25 minutes; il est bien mort; il ne sentira pas toutes les cruautés qu 'on va lui faire maintenant. Chacun était sous l'impression que la sentence serait exécutée dans toute sa rigueur, que la victime éventrée vivante verrait brûler ses entrailles ! mais non; le malheureux était bien mort quand Ward lui ouvrit le ventre, en tire le coeur et les entrailles qu'il brûla sur un réchaud, et qu'il lui coupe la tête pour la montrer toute sanglante au peuple...

Le cadavre quadrillé de McLane fut abandonné sur le lieu de l'exécution conformément à la sentence prononcée. Quatre citoyens respectables : Chaloup, Laliberté, Gauvreau et Barbeau, l'enterrèrent.

BRH, IV (1898): 82; XXIX: 347. R. Boyer, loc., cit.


Massacre de Lachine en 1689

En 1689, environ 1400 ou 1500 Iroquois descendirent le fleuve Saint-Laurent. Dans la nuit du 4 au 5 août, ils traversèrent le lac Saint-Pierre au milieu d'une tempête de pluie et de grêle, et se ruèrent sur le village de Lachine. Alors fut entrepris l'un des pires massacres de l'Histoire du pays. Hommes, femmes, enfants et bestiaux, en pleine nuit, furent la cible de la cruauté des Iroquois et personne n'y échappa.

Les victimes qui ne furent pas exécutées sur place furent emmenées en captivité et durent subir le sort habituel réservé aux prisonniers de guerre. On pense qu'au moins une centaine de personnes furent massacrées. Et le feu a détruit tout ce qu'il restait de vivant et de bon.


Oumasasikoueie, (La Grenouille), Joseph,
trahi et tué par les siens au pays des Iroquois.

Oumasasikoueie était un Algonquin de la tribu de I'île aux Allumettes, aujourd'hui, Island près de Pembroke, Ontario. Il occupait le poste de capitaine de sa nation et vint à Québec en 1663, chez les pères jésuites qui baptisèrent l'un de ses enfants à l'article de la mort.
C'était, au dire des Francais, un homme à deux faces, jouissant d'une large influence, mais sur qui un homme sérieux ne pouvait compter.
Iroquois lui-même de naissance, il finit, à cause de ses intrigues et de ses coups bas, par être trahi par les siens. Il mourut misérablement égorgé avec tous ses complices. Son épouse Cécile lui survécut : elle fut inhumée à la mission Saint-Joseph de Sillery. Au registre de la mission, on lit ce passage: "Cécilia Natoukouabekoue, épouse de la Grenouille."
Il était le filleul de Maisonneuve et de Madame de La Peltrie.

RJ, (1 643): 54; (1 647) : 67, 68. - DBC, 1: 538-539.


Pontiac, chef outaouais assassiné à Saint-Louis, IL

Pontiac a été un grand chef de guerre. Il serait né entre les années 1712 et 1724. Qui était Pontiac ? On s'accorde généralement à dire que Pontiac était un chef capable de grand commandement, qu'il jouissait d'une intelligence supérieure et qu'il imposait le respect à ses sujets.
Il avait, hors de tout doute, un jugement sûr et un esprit d'une étonnante capacité d'apprendre. Le lieutenant Alexander Fraser qui avait rencontré le fameux chef disait de lui : "Il est en quelque sorte adoré par toutes les nations d'alentour; il est plus remarquable par son intégrité et son humanité que n'importe lequel Français ou Indien de la colonie ". Durant sa vie, au cours de toutes ses entreprises guerrières, il a constamment démontré une indéfectible fidélité envers les Français. Pendant la guerre de Sept Ans, la traite des fourrures avaient ralenti, à cause du fléchissement des communications. Mais, après 1760, le commerce reprit de plus belle. Les tribus indiennes regrettaient le départ de leurs alliés et amis, les Français. Par contre, les Anglais, soulagés de la compétition française, s'élancèrent en grand nombre vers l'ouest et donnèrent l'impression sérieuse de vouloir s'emparer de leur riche territoire.
C'est alors que plusieurs tribus, sous la direction de Pontiac, ayant levé une armée, s'emparèrent en mai 1763 des forts élevés entre Michillimakinac et Pittsburg.
Encouragés par un tel succès, Pontiac et ses hommes continuèrent leurs attaques victorieuses toujours et jusqu'à Détroit. Mais là, le général Gladwin mettra un frein à leurs conquêtes.
Sous le commandement de Rigauville, 300 Canadiens s'unirent à l'armée anglaise pour écraser les Indiens en révolte. Et la paix fut signée en 1766. Les tribus soupçonnèrent Pontiac de s'être laissé gagner par les Anglais et le considéraient comme un traître.

Un complot se forma à Cahokia où séjournait Pontiac. Le neveu du grand chef, Makatachinga, est désigné pour supprimer Pontiac. Effectivement le crime se déroula le 20 avril 1769.
Les différences ethniques qui opposaient Pontiac aux Français n'ont pas permis la réalisation de résultats plus soutenus et plus positifs.

C.-M Boissonneault, Les Canadiens et la révolte de Pontiac, RUL, 1i (1947-1948): 778-787. - DBC, 111: 569575.

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